mardi 20 juin 2017

10 articles #7




5. Du coup, comment donner du sens à votre vie? En vous posant très sérieusement ces 7 questions incongrues en apparence. (En anglais)

6. Les grandes leçons du développement personnel, reformulées en plus terre-à-terre. (En anglais)

7. Pourquoi c'est important de savoir perdre du temps.  (En anglais)

8. Et aussi: au boulot comme dans le sport, ou la poursuite de n'importe quel objectif, il est crucial de marquer des pauses(En anglais)

9. Comment pratiquer la pleine conscience sous la douche. (En anglais)

10. J'ai toujours déploré que l'argent soit un sujet tabou. Sarah VonBargen est de mon avis, et elle explique très bien pourquoi on devrait vraiment en parler. (En anglais)

lundi 19 juin 2017

La glu



Début juin, je me lançais dans un projet 30 days of giving dont j'avais expliqué l'origine et le principe ici. Comme je voulais sortir de ma zone de confort et, plutôt que des dons ponctuels en argent ou en objets que je fais facilement à longueur d'année, offrir du temps ou de l'attention, je me suis rapidement heurtée à mes propres limites. 

C'est incroyable ce que ça peut me coûter d'avoir le moindre geste affectueux envers quelqu'un de mon entourage. Vous vous souvenez de ce que dit le renard au Petit Prince dans le roman de Saint-Exupéry? On devient responsable de ce qu'on apprivoise. Et moi, je ne veux être responsable de personne. Pas juste matériellement, comme on peut l'être envers un enfant, mais aussi affectivement. Et pas parce que je suis irresponsable, mais au contraire, parce que je prends toutes mes responsabilités (réelles ou imaginaires) hyper au sérieux. 

En bientôt 23 ans de carrière, dans un métier où rendre son travail en retard est, sinon la norme, au moins un incident assez fréquent, je n'ai réclamé de délai que deux fois: 48h quand j'ai divorcé et organisé en catastrophe mon déménagement vers les USA, 24h quand le cancer de mon père a été diagnostiqué et que je suis descendue à Toulouse pour les aider, ma mère et lui. Pour le reste, même malade comme un chien ou noyée au fond d'un puits d'angoisse, je m'arrange toujours pour rendre mes traductions dans les temps. 

Du coup, je répugne à prendre n'importe quelle forme d'engagement, parce que je mesure très bien à quel point je vais me sentir liée. Et, connaissant mes réactions instinctives, à quel point ça me donnera envie de m'enfuir. Depuis des années, Chouchou et moi, on se dit que ça serait bien de se marier pour de bêtes raisons administratives. Je suis d'accord sur le principe, mais je traîne les pieds: j'ai trop peur, une fois que j'aurai signé au bas du foutu papier, de me sentir prise à la gorge et de commencer à étouffer. Ou que Chouchou se transforme en monstre du jour au lendemain et que je ne puisse lui échapper qu'au terme d'une bataille juridique pénible. J'ai déjà un divorce à mon actif; je sais comment ça se passe parfois. Rien que le fait de l'aimer autant me met au bord de la panique quand j'y pense trop. 

Cette phobie affective fait aussi de moi une mauvaise amie, quelqu'un sur qui on ne peut pas compter pour prêter une épaule compatissante: je ne veux pas que quiconque commence à avoir besoin de moi, parce qu'alors je vais me sentir tenue de répondre toujours présente même quand je n'aurai pas envie ou que ça ne m'arrangera pas. Parfois, quand mes proches ont des soucis d'une nature qui me touche particulièrement, j'ai l'impulsion de leur dire: "Je suis là pour en discuter si tu veux". Et puis neuf fois sur dix, je me retiens. Même chose pour mon empathie défaillante: il ne s'agit pas d'un défaut de fabrication mais d'un choix délibéré. Je ne veux pas me mettre à la place des autres; je ne veux pas ressentir leur souffrance. Les miennes me foutent déjà suffisamment en l'air. Les sentiments, c'est de la glu où on se prend les pattes et le coeur. 

dimanche 18 juin 2017

C'était la semaine où... (#24)




...je suis rentrée à Monpatelin en oubliant mes lunettes de soleil et ma crème solaire à Bruxelles. Du coup, le meuble de l'entrée chez Chouchou a la classe totale en D&G, et le placard de la salle de bain est bien protégé contre les mélanomes.
 ...j'aurais mieux profité de la 1ère classe dans le TGV si je n'avais pas attrapé une migraine de chaleur. Ou, pour voir le verre à moitié plein: ma migraine de chaleur aurait sans doute été encore plus pénible en seconde. 
...j'ai reçu un mail d'une assistante éditoriale m'informant que l'à-valoir d'une trad que j'avais rendue mi-avril avait été mal calculé et qu'en fait, ils me devaient dans les 1800€ supplémentaires. Impression d'avoir gagné des sous gratuits (alors qu'en fait, pas du tout) et gratitude pour l'honnêteté de mon client. 
...l'association de gestion agréée dont je me suis fait radier fin 2016 m'a envoyé une facture au titre de 2017. Comme je signalais la chose par mail, on m'a répondu que ah oui, pardon, ma demande avait été bien prise en compte mais pas informatiquement. Du coup, en fait, elle avait été notée de quelle façon? Sur un Post-It? Dans un coin de la tête de la secrétaire?
...j'ai presque dû supplier ma fleuriste de me vendre un bouquet des dernières pivoines de la saison. "Mais regardez, elles sont pas terribles et elles vont s'ouvrir tout de suite!" faisait-elle valoir. "Je m'en fouuuuus, après y'en a plus jusqu'en mai prochain!" me suis-je entendue hululer avec toute la retenue qui me caractérise. 
...je me suis adonnée à un de mes plus grands plaisirs: lire un bon roman (en l'occurrence, "Outrun the moon") à la terrasse du Chamo, en sirotant un cocktail glacé face à la mer. J'avoue une préférence certaine pour le Planteur, mixé avec du sorbet à l'ananas.
...j'ai essayé une robe Comptoir des Cotonniers que je trouvais superbe. Le miroir m'a jeté à la figure que ce sentiment n'était hélas pas réciproque. Tant pis, j'ai fait des économies.
...j'ai dîné avec Fleur aux Têtes d'ail. On ne s'était pas vues depuis octobre dernier; c'est donc une année scolaire entière qui vient de filer sans que je m'en aperçoive. Mais bon, elle est toujours Team Voiture et Lentilles, moi Team Transports en Commun et Lunettes, et nous continuons toutes les deux à refuser de prendre un smartphone.
...j'ai préféré reporter mon détartrage annuel à novembre, moment où ma douce dentiste rentrera de congé maternité, plutôt que prendre le risque de me faire charcuter les gencives deux mois plus tôt par son remplaçant (qui est très bien si ça se trouve, mais bon).
...deux ans et demi après mon dernier frottis, je me suis enfin décidée à chercher et à prendre rendez-vous avec une nouvelle gynéco - vu que l'ancienne me filait des crises d'angoisse à elle toute seule.
...j'ai bu mon premier punch de l'année à la terrasse du bar de Monpatelin, et même pris quelques couleurs (mais du côté droit uniquement).
...à 5 mn d'intervalle, j'ai reçu deux mails pros m'annonçant de chouettes collaborations potentielles. Je croise les doigts!
...quand je suis montée dans le bus, le chauffeur m'a dit très poliment: "Si je peux me permettre, voilà une bien jolie pinup". Comme quoi, même à un âge canonique et avec pas mal de kilos surnuméraires, une petite robe à pois, des lunettes funky et un vernis rouge vif font toujours la blague.
...mon ophtalmo a mesuré la surtension dans mon oeil droit: elle se maintient juste en-dessous du seuil où il faut commencer à traiter. Pourvu que ça dure.
...j'ai découvert que la grande boulangerie au coin de la place Noël Blanche vendait des msemen pas mauvais du tout. Mon estomac est joie.
...j'ai assisté à la conférence de Fabrice Midal qui venait présenter son bouquin "Foutez-vous la paix!" au Théâtre Le Colbert. Intéressant même si dans l'ensemble, je trouve sa théorie un peu simpliste et pas adaptée à tous les cas. Et puis, ça m'a donné l'occasion d'échanger quelques phrases avec Julie du blog From Toulon with love.
...j'ai commencé à préparer notre séjour norvégien. Et malheureusement, on ne va pas pouvoir faire l'excursion dans les fjords dont Chouchou rêvait: trop cher, et surtout trop long à caser dans une journée au départ d'Oslo. Idéalement, il aurait fallu effectuer la boucle depuis Bergen, ou au moins passer une nuit sur place. J'avoue, je suis déçue (et je culpabilise un peu, aussi).
...je me suis acheté le premier maillot de bain que j'ai essayé. Non, ce n'est pas le modèle des mes rêves (celui qui me ferait miraculeusement la silhouette de Betty Page), mais il est sobre, fonctionnel, à ma taille, et il coûtait moins de 40€ chez Monoprix. Comme ça, je suis parée au cas où on aurait l'occasion de se baigner en Norvège.
...pendant que je bouquinais le tome 4 de "March comes in like a lion" en attendant ma délicieuse pizza napolitaine chez Marco, la nouvelle serveuse italienne m'a déclaré dans un français hésitant que le meilleur manga du monde, c'était "One piece". Le serveur du Chantilly ayant dit la même chose à Chouchou le mois dernier, je me suis demandé s'il y avait conspiration.
...j'ai fait dédicacer "Eléctrico 28" par Magali Le Huche chez Contrebandes, et nous avons chanté en choeur les louanges de ce pays génial qu'est le Portugal.
...j'ai entamé une Smile Detox. Dès le premier sachet à base d'huile de coco vidé dans ma bouche, j'ai été prise d'une violente envie de vomir tant la consistance était ignoble. Elles vont être longues, ces 14 fois 10 minutes.
...j'ai testé ce masque au yaourt acheté chez Sephora. Il a fait des grumeaux monstrueux, pire qu'une pâte à crêpes. J'aime bien essayer des trucs nouveaux, mais là, c'était un magnifique ratage.
...j'ai testé aussi le fameux bain noir. Bilan: en fait, c'est violet très foncé, pailleté et joli. Ca sent assez bon, ça ne laisse pas de "morceaux" ou autres résidus dans la baignoire. Mais la couleur est planquée par la mousse, et au final, ça fait quand même cher pour un seul bain. Surtout quand, comme moi, on sort de l'eau au bout d'un quart d'heure. 
...pour la première fois de ma vie, j'ai voté de la même couleur que mon teint (non, "cachet d'aspirine" et "bidet" ne sont pas des options de vote). Mais dans ma circonscription, il restait droite ou droite, soit même pas une possibilité de faire barrage à qui ou quoi que ce soit.
...pour me venger, j'ai joué du rebouche-tout et du couteau de peintre sur la poutre de ma mezzanine, celle dont les micro-trous laissent entrer les fourmis dans ma chambre et tomber une pluie de particules d'isolant vert pile sur mon oreiller. Je croise les doigts pour que ça suffise.

vendredi 16 juin 2017

Envies de juin




Avoir le coup de foudre pour un maillot de bain vu sur internet ou dans un magazine et qu'il m'aille du premier coup pour que je ne doive pas m'infliger tout un après-midi à faire des essayages déprimants, merci, bisous
M'offrir cette bougie parfumée Trilogy de Woodwick pour l'été, et puis celle-là pour l'automne
Passer à l'orange avec le vernis OPI No tan lines
Tester le bain noir pailleté
Ajouter ce mignon Nazgûl Funko Pop à ma collection
Rêver d'une Neko Box française
Tester la box littéraire Le Ptit Colli
Bruncher végétarien à la terrasse du Stam
Aller au cinéma voir "Wonder Woman"
Visiter la nouvelle expo "Art is comic" du MIMA
Manger des soupes glacées tous les jours (la recette de ma préférée est ici)
Avoir une météo décente pour nos vacances à Oslo

jeudi 15 juin 2017

Le musée d'art spontané, une curiosité bruxelloise à découvrir!




Si Bruxelles compte bon nombre de musées prestigieux, on peut aussi, avec un peu de curiosité, y trouver des pépites injustement méconnues. Par exemple, le petit musée d'art spontané qui présente des oeuvres "à mi-chemin entre art naïf et art brut", selon la définition de la dame qui en tient le guichet cinq après-midi par semaine à Schaerbeek.

Dans un espace relativement modeste (une salle de dimensions moyennes au rez-de-chaussée, une petite à l'étage et un bout d'escalier) est exposé un foisonnement d'oeuvres de styles et de thèmes très variés, qui utilisent aussi bien la peinture que le tissu, le métal ou le papier mâché, et dont l'ambiance va du plus joyeux au plus angoissant. Bien que les artistes tournent une fois par mois, la liste d'attente est complète pour les deux prochaines années. Hors des sentiers battus de la culture, un lieu à découvrir. 













Rue de la Constitution 27
1030 Bruxelles
Ouvert du mardi au samedi, de 13h à 17h
Entrée: 2€